le livre qu’on ne verra pas au musée

 

Pierre fragile est un livre dessiné d’un format assez imposant.

Cela faisait un certain temps que j’avais envie de créer un livre-objet.
L’occasion s’en est présentée lorsque j’ai cru devoir remplacer la pièce que je destinais à l’exposition « regards croisés ».

Lors de mes journées passées au musée, javais travaillé pendant plusieurs heures sur une pierre gravée sauvée in extremis d’une montée des eaux du Léman et déposée par la suite dans les collections.
Le contraste entre la finesse du papier de soie sur lequel j’avais choisi de travailler, sa légèreté, et la pesanteur de la pierre taillée rescapée du Léman me fascinait.
Pour créer mon livre-objet, j’ai réalisé dans un format de 50 par 70 cm, quelques vingt-cinq empreintes que j’ai ensuite reliées en atelier.

Je pensais que l’objet serait manipulable avec des gants de coton et selon les recommandations d’usage, mais j’ai dû admettre que même moi qui connais la légèreté du papier, je pouvais parfois le mettre en danger en tournant ses pages sans toutes les précautions requises …

Impossible dès lors de laisser le livre de la pierre fragile sans protection. Et comme le musée ne dispose pas de vitrine supplémentaire, ma foi, l’objet ne peut être exposé.

 

Désormais, le grand livre dort à l’atelier parmi mes dessins. En voici quelques photos.

cliquer sur n’importe quelle image pour ouvrir les galeries


la dernière peinture de l'année

Le livre de la pierre fragile était né.


le second chapiteau

J’ai « ponctué » mes images de la pierre avec trois dessins tirés de fragments de colonnes exposés au musée.
Voici l’un d’eux


couverture

La couverture du grand livre, avant que je coupe le fil de reliure en excès


fac-similé

Une reproduction du texte gravé sur la pierre, affichée au musée

  

 

 

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