recherches, aventures et progression
Voilà un peu plus de un an que j’ai commencé à m’intéresser de près à la matière papier.
Depuis la pâte de papier mâché jusqu’aux volumes en écorce de bois, mon travail d’atelier, entrecoupé par une exposition monographique d’envergure, a évolué entre découvertes, déconvenues, questionnements et une immense satisfaction en général.
Cet article sera t-il aussi difficile à écrire
que je le pense?
Il sera le seul à aborder cette recherche depuis de longs mois.
Absorbée par mon travail et soumise à la pression des réseaux sociaux, je n’ai pas actualisé mes publications d’atelier par ici. Il faudra donc que je m’en tienne aux moments les plus significatifs de cette exploration.

Une boule et un bol de carton-pierre posés sur une feuille de pulpe de papier.
Sur leur gauche, une feuille de carton-pierre armé et texturé 2024 – 2025
un peu de technique
Comme je voulais éviter les « artifices » tels que mastic synthétique, colle vinylique ou ciment prompt pour solidifier mes volumes, j’ai ajouté de la poudre de pierre et de la colle de farine à la pulpe de papier. Puis il a fallu chercher un moyen d’imperméabiliser un minimum mes petits objets. La recherche d’une cire naturelle applicable sans drames m’a pris quelque temps. J’ai finalement adopté un encaustique maison qui m’a donné des résultats encourageants. Puis j’ai ajouté à mon mélange de base une colle de sel, ce qui renforce la solidité, certes, mais s’avère très sensible aux variations de temps et de pression.


Alors que les volumes fermés et les petites pièces ouvertes supportaient sans problème les variations de météo, les volumes plus importants devenaient mous et les formes s’affaissaient (pas toutes, heureusement!). Il a fallu chercher autre chose.



quelques pierres en carton-pierre, un fuseau en carton et poudre d’ocre,
coquillages en carton-pierre 2025
Le problème semble maintenant réglé avec l’abandon du sel, mais à force de modeler le carton-pierre, l’envie d’y incorporer d’autres matières est apparue.
Tout d’abord, j’ai ajouté des feuilles ou des pétales à mes préparations, et de fil en aiguille, j’en suis arrivée à travailler « sans papier ».



plat en carton maïs, plat en carton-pierre et pétales de magnolia, boule en adobe
avec volumes et feuilles de bois, quelques feuilles de papier d’ortie 2025
et les écorces ?
En juin de cette année, après quelques réalisations de papier végétal, je suis revenue aux préparations encollées, mais cette fois à base d’écorces lavées et bouillies.
J’en suis là à la fin août, après plusieurs semaines de balades et de déconnexion.
Comment ces nouvelles matières vont-elles évoluer?
Pour le moment, ce qui m’intéresse, c’est de parvenir à transformer la peau des arbres pour créer avec elle des objets nouveaux.
La finalité plastique de ce travail m’échappe encore en grande partie, toutefois mes recherches restent ouvertes et fort prometteuses.




deux volumes en écorce de pin 2025. Couleur d’origine
Le long temps de séchage permet des transformations
À moi de ne pas laisser passer une nouvelle année avant de présenter par ici l’évolution de ce travail !
