des volumes, pourquoi pas?
Cela faisait un certain temps que je me questionnais à propos du papier mâché et que j’avais envie de tester ce matériau et ses possibilités.
D’un autre côté, mes recherches autour des poudres minérales me donnaient envie de sortir du cadre, et de dépasser la peinture pour mettre en évidence ces matières qui composent mes images depuis quelques mois.
J’ avais des envies de travailler dans l’espace, et je pensais utiliser de minuscules bocaux transparents pour y verser de petites quantités de poudres et créer une succession d’objets, un peu comme les perles d’un collier géant, que j’aurais déployé dans l’espace en regard de mes images.
Quelque chose d’assez didactique, en somme…
Mais après quelques semaines de recherches, j’ai dû me rendre à l’évidence.
Soit les bocaux de verre que j’envisageais devaient être réalisés sur mesure, opération bien trop onéreuse pour ma bourse. Soit ce que je trouvais dans le commerce « tournait autour » de ce que je recherchais, sans jamais s’ajuster à l’image que je me faisais de ce projet.
C’est là que, à défaut de bocaux de verre simples, droits, sans fioritures, et hermétiques, j’ai pensé à la pulpe de papier.

Et tout est différent.
L’installation ne sera pas du tout ce que je projetais.

Mes poudres resteront à l’air libre.
L’ensemble, poudres et récipients, sera beaucoup plus difficile à transporter et demandera une mise en place complète sur le lieu d’exposition.
Les matières ne seront pas du tout visibles en transparence, et cela modifie d’ores et déjà le dispositif que j’envisageais.
Et puis… je ne sais pas encore si les objets-test que je réalise depuis quelques semaines correspondront à l’idée que je me fais de la mise en valeur des poudres que j’utilise en peinture.
Pour l’heure, tout reste en devenir. Mais une chose est certaine, j’aime la pulpe de papier, et ses possibilités !
Depuis la forme de l’installation jusqu’aux tailles des éléments, depuis les associations jusqu’aux jeux de matières…
Je poursuis mes recherches.
Des formes aux composants en passant par les dimensions des objets, le projet reste totalement ouvert.

Pour le moment, je me régale à flirter avec la troisième dimension.
Et ça, c’est un pur bonheur !




