quatre parties pour un ensemble

 

On m’a demandé récemment de me plier au jeu des petits formats.
Bien que mes peintures soient loin de la monumentalité, je me suis trouvée quelque peu empruntée face à cette exigence.

 

une encre sur fond jaune

encre de chine travaillée avec des branches de tuya, écolines et couleurs maison,
quatre parties de 25 x 25 cm     juin 2021

 

Je n’avais pas envie de dessiner quatre « tout petits » enso, j’ai donc essayé de travailler en séquençant un dessin.
Je voulais un trait large, ou plutôt une somme de lignes qui se juxtaposeraient pour recomposer une surface. J’ai utilisé un faisceau de branches de tuya mouillées au préalable, sur les traces duquel je suis revenue par la suite avec un pinceau sec imprégné d’encre pure.
J’ai construit mon image de manière à pouvoir séparer chacune des parties tout en conservant un ensemble cohérent. Mon subterfuge fonctionne, toutefois je n’arrive pas à imaginer diviser mon enso en ses parties. Une fois encadrés, mes quatre dessins fonctionneront-ils indépendamment les uns des autres ?
Je me permets d’en douter !

 
travailler avec des plantes

Outils végétaux
Deux feuilles de fougère, mon balai de tuya et un pinceau de prêle,
lavandin, branches de fenouil et les feuilles très grasses d’un arbuste non identifié

 

 

 

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