Eau

«Nous nous trouvons maintenant dans un moulin à eau, un moulin souterrain.
Bien au-dessous du sol mugit un torrent ; personne, là-haut, ne s’en doute ; l’eau tombe de plusieurs toises sur les roues bruissantes, qui tournent et menacent d’accrocher nos habits et de nous faire tourner avec elles. Les marches sur lesquelles nous nous trouvons, sont usées et humides ; des murs de pierre l’eau ruisselle, et, tout près, s’ouvre l’abîme.»

Hans Christian Andersen aux Moulins enterrés du Col des Roches, Le Locle 1836

Pendant ces premiers jours, nous avons arpenté la ville et ses environs proches, recherchant des traces du Bied, le cours d’eau enterré qui la traverse sur sa longueur.

Seule ou accompagnée, je marche et prends beaucoup de photos.
Je dessine aussi.
Comme des réminiscences des lieux parcourus, je trace des traits amples et plus ou moins soutenus sur des papiers posés contre les façades, les arbres et les margelles; sur les souches, les grilles et les fissures…

Eclaboussures et gouttes

Montage d’images pour un texte sonore de Gilles Malatray

A la limite entrer deux pierres… Je retravaille des empreintes. Et je couvre les murs et les sols de l’atelier des traces réinterprétées d’activités humaines et de temps qui passe

charbon de bois sur margelle de fontaine

Eau de fontaine

En écoute, un son de Gilles Malatray