retour de balade

 

(suite de l’article trois jours en mai)

 

Nous avons emmené les promeneurs entre ville et nature, entre ruelles, passages et sites industriels.
Nous avons attiré leur attention sur les paysages minuscules nichés au creux des souches, sur les perspectives s’ouvrant entre deux collines, sur des points d’écho, et sur le chant des oiseaux répondant aux sons des moteurs ou à ceux des activités ouvrières…

Paysage sur souche
Ecoute de falaise

 

 

Nous avons recomposé des paysages sonores, cherché ensemble la rumeur de cours d’eau enterrés, exploré le meilleur cadrage pour découvrir les images offertes par un toit, ou par des cheminées contrastant avec la forêt… Nous avons écouté l’eau ruisselant des falaises de molasse, raconté les sources du Vallon, évoqué l’histoire de quelques maisons…Nous avons joué à entendre et à regarder tous ces petits riens qui composent l’identité d’un territoire.

Ausculter les arbres
Deux personnes au bout du fil

 

 

Quelques surprises programmées tout au long des parcours ont permis aux promeneurs d’apprécier les performances des traceurs de PKL (association de parkour Lausannoise), de savourer une chantée dans la cour intérieure d’un immeuble de la rue de l’Industrie sur une musique et des paroles composées par Joséphine Maillefer .

Les traceurs de PKL
Chantée en immeuble en cours de balade

 

 

Ou encore de se risquer au croquis en perspective, aidés par le perspectographe installé à la rue du Nord par Yannick Henaff*.

Utilisation du perspectographeDessin avec perspectographe

 

 

 

 

Ces promenades furent aussi l’occasion de belles rencontres.
Nous avons vécu des échanges à la fois simples et étonnants, et reçu quelques magnifiques cadeaux, telle cette remarque entendue à plusieurs reprises : »je passe tous les jours par ces chemins, mais je n’avais jamais perçu toutes les merveilles du quartier du Vallon »

 

* Yannick Henaff a rejoint début 2015 le groupe Ville Sensible qui préparait les balades dans le Vallon.
Attiré par le projet de mise en évidence de points de vue que je désirais développer, il a rebondi sur l’idée et a construit le perspectographe: une machine à dessiner inspirée du travail de Dürer qu’il a placée dans la rue du Nord pendant les trois jours des JAU.

 

Photos: Siripoj Chamroenvidhya, Jeanne Schmid, Yannick Maron